samedi 4 octobre 2014

Le patrimoine : remise à niveau ou destruction ?

Sous le titre « la remise à niveau de notre patrimoine est une priorité », Ouest France du vendredi 3 octobre donne la parole au maire socialiste de notre commune. Quelles sont les nouvelles et les non nouvelles ?

Ecole GEORGEAULT : remise aux normes

Tout d’abord nous apprenons avec stupéfaction que « si nous n’agissons pas rapidement, nous serons contraints de fermer cette école élémentaire publique. Ce qui ne sera pas propice à l’arrivée de nouvelles familles ».

Que se passe-t-il ?

Une famille de trois personnes occupe un logement social qui appartient à la commune dans cet ensemble que constitue l’école GEORGEAULT depuis 10 ans. Il y a un an cette famille a été informée de l’obligation de quitter les locaux. A ce jour aucune solution acceptable n’a été trouvée pour reloger ces personnes. Depuis 10 ans les loyers sont payés régulièrement.

Comment expliquer cette lenteur à reloger une famille dont le maintien dans les locaux actuels constitue un danger si l’on croit les propos de Mme le Maire. On agite le chiffon rouge et on menace de fermer l’école. Les planchers ne se sont pas dégradés en une nuit. Cette famille espérait obtenir un logement social sur Locmiquélic et aux dernières nouvelles il a été attribué à une autre famille. On peut penser que cette dernière était encore plus prioritaire.

Heureusement que Mme le Maire nous rassure sur la sécurité des enfants qui à ce jour n’est pas mise en cause…. Soyons sérieux. Ce genre d’établissement subit des contrôles régulièrement et le moindre manquement est signalé aux services adéquats. Le logement social actuellement occupé ne gêne en rien le fonctionnement de l’école.

Pourquoi cette mise en scène ? 
Que Mme le Maire annonce les couleurs quant au devenir de ces bâtiments.

Avant de se faire du souci pour les nouveaux élèves qui ne sont pas encore arrivés, si on doit faire des travaux par exemple pour rénover les planchers comme il est annoncé dans l’article, où les élèves actuels vont-ils aller pendant les travaux ?
Ces travaux seront-ils effectués pendant les vacances scolaires (15 jours) ou faudrait-il envisager un transfert sur un autre lieu ?

En réalité les travaux sont-ils à l’ordre du jour ? Non.

Cette histoire d’école qui menace de s’effondrer ressemble étrangement au camping qui présentait des risques d’inondation d’où la nécessité urgente de le fermer.


Salle des fêtes

Drôle d’idée de parler de remise à niveau du patrimoine et de constater une fois de plus que la cuisine n’est plus utilisable, sans parler de la réparation de la toiture.


Abbé Tréhin et PLU

Les recours effectués pour sauvegarder le stade ABBE TREHIN sont en cours d’instruction. La Mairie a tout le loisir de réaliser un programme de logements sociaux sur les 8000 m2 qui entourent le stade à proprement parlé.
Son objectif étant d’augmenter la population, quid du projet immobilier de Talhouët ?

Quant aux frais, nous sommes heureux de voir que Mme Le Magueresse admet que les frais de révision du POS ont également grevé le budget de la commune. Frais engagés (27 000€) en pure perte. Elle se plaît à dire sans cesse que notre association ESCAPADE a vidé les caisses. Mais il faut savoir que l’association ILOT VERT a gagné son procès contre la Mairie et que le PLU a été annulé. Coût du nouveau PLU 100.000 euros. C’est le chiffre avancé à chaque conseil municipal…


Logements école Ste-Anne

Il s’agit d’un projet privé non ?



Incivilités

Retour à la mise en place des sacs (réservés pour les chiens) dans les coins de rue qui avaient disparu depuis de nombreux mois.


FIL

15000 personnes qui transitent par Pen Mané pour le FIL . Cela mérite une compensation.
Nous en reparlerons.


Conciliateur
Enfin quelqu’un à qui parler, si la démarche aboutit.
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La remise à niveau… le titre en dit long. Pourquoi une remise à niveau ? Les travaux n’ont –ils pas été faits en temps voulu ?

lundi 29 septembre 2014

Adhésion Bruded : Visite de Silfiac

Retour à l’An Mil pour Locmiquélic ?


Le conseil municipal de Locmiquelic a adhéré à l’association Bruded (Bretagne Rurale et Rurbaine pour un Développement Durable), qui a été créée par 4 maires de communes du Morbihan et d’Ille et Vilaine comptant de 366 à 1754 habitants. Le maire de Silfiac est l’un des quatre.

Un groupe d’une dizaine de personnes (adhérents d’Escapade et aussi citoyens ordinaires de la commune) est allé visiter une de leur réalisation à Silfiac pour se rendre compte concrètement de la réalité des choses, en dehors de tout a-priori, et en faisant abstraction du marketing fait autour de ce lotissement communal.

Pour voir, nous avons vu !!!!

Tout d’abord, à l’arrivée, une impression générale de laisser-aller, d’abandon, d’environnement négligé, une route ou plutôt un chemin de terre caillouteux puisqu’il est interdit d’y goudronner les rues. Les maisons à murs de bois et toit de bardeaux ont un aspect gris terne et sale peu engageant, et certaines ressemblent à des hangars agricoles. Certains toits censés être végétalisés, sont en fait recouverts de mauvaises herbes. Chaque maison pouvait disposer d’un potager, terrain communal loué aux habitants, mais nous avons eu beaucoup de mal à reconnaître des potagers, on y voyait plutôt une friche. Même les maisons et fermes de l’An Mil à Melrand ont meilleure allure et sont mieux tenues. Les constructions ont démarré en 2006, pourtant un certain nombre de maisons était encore inachevées, en construction ou déjà avec des murs en réparation.

En voyant l’état des choses, nous avons cherché à en savoir plus et voilà les précisions que nous avons pu avoir :

A l’origine pourtant un cahier des charges très précis a été établi que tous devaient respecter, mais que malheureusement peu respectent.  Ceux qui cherchent à le faire respecter y compris le maire et les conseillers municipaux sont démunis face aux intimidations et aux menaces même diffuses de la part d’une bonne partie des résidents.

Mais qui sont ces résidents ? Un des objectifs était de permettre à des personnes sans trop de moyens financiers de pouvoir construire leur maison. Ce sont des personnes qui viennent en majorité de communes extérieures et même hors de Bretagne, à faibles revenus et même sans revenu mais bénéficiant des aides sociales, qui ont pu acheter le terrain déjà viabilisé au prix de 12 € le m². Ils ont pour la plupart construit eux-mêmes leur maison au moyen de matériaux achetés en gros par la municipalité et rétrocédés. On constate le résultat ! En plus la commune leur a fourni gratuitement des cuves d’eau de pluie de 7 m3. 

Dans une vidéo faisant la promotion de Silfiac, de l’aveu même du maire, on est face à une architecture décalée, et l’architecte M. Menguy admet avoir affaire à une commune militante écologique.

Les terrains pour  « économiser l’espace » (selon le maire de Silfiac), sont de 570 à 750 m². On est loin des 400 m² préconisés.

On pourrait s’attendre à une communauté de personnes partageant le même idéal et respectueuses de la nature. Ce n’est pas du tout l’impression que nous avons eue. 

Nous avons eu plutôt le sentiment d’un groupe fermé, à la limite de la secte, intolérant, n’acceptant pas les règles pourtant posées, ne cherchant pas à s’intégrer, dont beaucoup sont des fêtards.

Pourtant certaines familles du lotissement respectent scrupuleusement ces règles, et de ce fait, se trouvent en butte et subissent les nuisances de cette population particulière. Le maire lui-même, toujours dans la même vidéo, a reconnu que c’était un lieu marginalisé.










Voilà le type de réalisations que l’adhésion à Bruded peut apporter à Locmiquélic. 
Les photos estompent la réalité.
Si vous trouvez que la description est exagérée, allez faire un tour à Silfiac, ce n’est qu’à 70 km. Si vous souhaitez plus de précisions, n’hésitez pas à nous contacter.

escapade.locmiquelic@orange.fr  / 02 97 33 86 94


lundi 22 septembre 2014

Conseil municipal du 4 septembre 2014

Incontestablement il ressort de ce conseil une volonté, de la part de Mme le Magueresse, de faire passer un projet dont elle ne veut pas parler et dont elle n’a pas discuté. Le projet est à l’étude, mais il engendre des dépenses bien évidemment. Celles-ci devant être votées au Conseil municipal, le service minimum a été appliqué.

Ce projet pourrait être le réaménagement du quartier des écoles. L’opposition a posé la question, réponse de la majorité : « Le projet est toujours à l'étude » donc on ne saura rien de plus, mais pas de démenti non plus.

Adhésion à BRUDED

La question du choix de BRUDED a également été posée par l’opposition alors que le coût 0,25 euros par habitant et par an (1050 € à l'année) est nettement plus élevé que pour toute autre adhésion.

On aurait pu attendre de Mme LE POTIER, adjointe à l’urbanisme, qui a été chargée de mission pendant quatre ans à BRUDED, des informations intéressantes   sur le rôle de BRUDED dans la mise en place du nouveau projet dont on ne parle pas. Elle s’est empêtrée dans une argumentation qui ne nous a rien appris de plus que les informations recueillies sur le site de BRUDED.
Madame le Maire a tout de suite mis en avant que, pendant sa campagne électorale, l’engagement 3 était bien précis sur ce sujet : « Nous engagerons une urbanisation partagée et concertée : renforcement de la mixité sociale sur notre commune (offre de logement social, en location et en accession à la propriété, adaptation de l’urbanisme à tous les âges de la vie. 
Aménagement des quartiers en concertation avec les riverains ».

Par rapport à cet engagement 3 il aurait été intéressant que Mme LE POTIER nous fasse connaître exactement  le rôle de l’association BRUDED dans l’urbanisation partagée et concertée. De même, elle aurait pu et aurait dû expliquer le mode d’emploi de BRUDED dans les projets d’aménagement des quartiers en concertation avec les riverains.

En fait, ce « projet »  dont tout le monde parle dans la rue concerne le réaménagement du quartier des écoles et services administratifs et culturels (Mairie, Artimon, Salle des Fêtes).

Dans le respect justement de l’engagement 3, qui prévoit à chaque ligne une concertation, avant d’adhérer à Bruded ou de lancer des études coûteuses, on aurait souhaité un peu plus d’information et de concertation....
Il est vrai que, dans l’engagement 4, il est prévu de « mettre en place de nouvelles méthodes de concertation ». Nous y sommes...

Il ressort aussi de ce conseil que Locmiquélic devient une cité rurale avec 53% de terres agricoles et que tout allait être fait pour faire « revenir les agriculteurs » et valoriser les 11 hectares de friches agricoles.

La municipalité propose donc de faire une étude (4200 € coût de l’étude) pour savoir si on peut développer une filière bio locale pour approvisionner la cantine
Des repas bio sont déjà servis à la cantine une fois par mois. La municipalité a décidé de ne pas augmenter cette fréquence parce que les repas bio coûtent plus cher et que c’est la mairie qui paye la différence.
Il n’y a pas besoin d’une étude pour savoir ce que l'on veut : la question est simple :
-   Soit les parents acceptent de payer plus cher la cantine pour que leurs enfants mangent bio
-        Soit la mairie augmente la part de la commune dans le coût du repas.
        
4200 € c’est le surcoût que représentent 1000 repas bio environ.

Remarques :

53% de terres agricoles : on note que bon nombre de propriétaires terriens ont été spoliés par le classement de leurs terres en zones agricoles. C’est une évidence!!!
Facile de dire au conseil municipal que c’est le Préfet qui a classé Locmiquélic en cité rurale.

Qui fait le PLU, le Maire ou le Préfet ?

Les études, même si elles sont financées en partie, coûtent aux contribuables. Par ailleurs les financements ne tombent pas du ciel et proviennent de nos impôts. Ces aides doivent être exploitées à bon escient. Or on a l’impression que l’on cherche les études qui correspondent aux aides et ... tout cela fait marcher les réseaux, on tourne en rond et au final rien ne se fait .

Il ne suffit pas de transformer une cité maritime en cité agricole pour que celle-ci le devienne.

L’engagement n° 3 de Madame le Maire n’est pas respecté puisqu’aucune concertation n’a eu lieu pour l’adhésion à BRUDED. Cette adhésion représentant un vrai changement pour la réalisation des projets fonciers, une  réunion d’information était indispensable puisque ce sujet n’a pas été débattu pendant la campagne électorale.

Faire revenir les agriculteurs pour répondre aux  objectifs de BRUDED est une démarche qui nécessite des explications.

Le BIO pourquoi pas ? Dans le cadre des « nouvelles méthodes de concertation » une réflexion collective peut être menée, notamment sur la rentabilité de cette culture aujourd’hui. Tout le monde sait que les investissements de telles structures sont très lourds et que cela ne s'improvise pas, l'actualité nous rappelle encore que les maraîchers bretons souffrent...  Débat intéressant qui doit être mené avec des acteurs de l'économie, des créateurs d'emplois pérennes et non pas avec des élus de Bruded...

Dans le même temps, les projets sur la  petite Mer de Gâvres mobilisent les maires des communes avoisinantes. Ici on ne se sent pas concerné.

 Aucune prise de position. Cap sur l’agriculture…

Le projet de réaménager la cité administrative est-il d’actualité ?
Avons-nous les financements  nécessaires ?
Est-ce une priorité ?  
Y-a-t-il urgence ?
Ne serait-il pas plus pertinent de faire revenir les chantiers navals ?
Que signifie Minahouët pour cette majorité municipale ?

Le projet concernant l’école Georgeault: réhabilitation ou destruction ?

La facture de l’école  Ty Douar ne cesse de s’alourdir. Pourquoi ne pas avoir prévu une construction pour les deux écoles  à l’époque, dans un lieu où la circulation ne pose pas de problème ?

Compte tenu du coût élevé de la réhabilitation (800 000 euros), l’opposition du moment avait soulevé la question de la construction d’une nouvelle école maternelle. Les 800 000 euros seront dépassés. Les études préconisaient pourtant la réhabilitation… 

Conclusions

Avant d’envisager de grands  changements, il devient urgent de réparer la corniche de la Mairie avant qu’un accident ne se produise.

Idem pour le toit de la Salle de Fêtes.
Le budget a été voté en avril. On est en droit de douter de sa sincérité.

Le club de tennis a besoin de courts couverts supplémentaires. L'opposition a relayé la demande: la réponse du Maire a été très claire. C’est non. Ce n’est pas une priorité :
« Il n’y a que 150 adhérents. Lorient Agglo n’a aucune compétence dans ce domaine. »
On connaît l’attachement de Mme Le Magueresse pour le sport en général.
Le club de rugby a déménagé sur Plouhinec.
Le stade de foot de l’Abbé Tréhin a été quasiment donné à AIGUILLON et PIERREVAL pour y construire des logements  et  surtout vendre 15 terrains libres de construction, autrement dit pour faire de la spéculation immobilière !

Le tennis aucune chance…. 
Quant aux sports nautiques…inutile d’en parler.,

Les jeunes ? Ils peuvent faire de la musique, du théâtre. Pour la municipalité  c’est suffisant.

Pensée du jour : Journée du patrimoine le 21 septembre. Circulez il n’y a rien à voir à Locmiquélic !