samedi 10 août 2019

DE LA SOCIETE COOPERATIVE DES VEDETTES 
(SCV) AU "BATOBUS"...
A droite, M. Emmanuel LE VISAGE, Président de la SCV
Le port de Ste Catherine


En 1977, Le DEPARTEMENT s'est donc porté acquéreur de la flotte de la S.C.V et des bâtiments, c'est-à-dire la salle d'attente de Pen Mané et le local servant d'atelier à la S.C.V à Ste Catherine.  Cette reprise par le DEPARTEMENT  répondait  à la loi votée de 1976 concernant la continuité territoriale.
Le DEPARTEMENT, dans ces années-là, assurait financièrement le transport des écoliers  par un service d'autocars qui acheminaient les enfants directement sur Lorient, Hennebont, Kervignac etc...... Un transport complètement  indépendant des services  des vedettes jaunes.
En 2001, M. Francis PAHUN, maire de droite pendant 18 ans, perdait sa mairie.
On lui doit  la création du port de plaisance de Ste Catherine. Le port de Pen Mané était en projet.
En 1999,  le port de Ste Catherine  a été vendu à la SAGEMOR (Société d'Aménagement et de Gestion du Morbihan),  officine du Département. La construction du port de Pen Mané a été actée dans le même temps par le Département qui a  accepté d'en assurer le financement. Ainsi, les deux ports, celui de Ste Catherine et celui de Pen Mané bénéficieraient de la même gestion.
 C'est ainsi que le port de Pen Mané a été construit sous la municipalité socialiste, qui n'a pas eu d'autre choix que d'accepter les accords conclus avant 2001 par M. Francis PAHUN et le DEPARTEMENT.
L'élection d'un maire socialiste, en 2001, a tout de suite débouché sur  l'adhésion de Locmiquélic à CAP LORIENT - aujourd'hui L'AGGLO -. L'AGGLO a repris les vedettes jaunes, mais les locaux (salle d'attente et atelier de Ste Catherine) sont restés propriété du DEPARTEMENT.
L'AGGLO devient propriétaire des vedettes et la CTRL (officine de l'AGGLO) en est le gestionnaire.
Une autre politique de transport   a été mise mise  en place  à partir de notre ralliement à l'AGGLO. Le transport des écoliers, par bus,  n'a pas été repris par l'AGGLO  et  une nouvelle formule a été proposée aux écoliers  : le batobus, c'est-à-dire acheminement par bus de la CTRL de chaque côté de la rade et transport par bateau pour traverser celle-ci.  Cette méthode  a eu l'avantage de "booster"  le remplissage des bateaux  mais ce transport  est bien plus onéreux pour les familles des écoliers et bien plus long. 
Dans le même temps, l'AGGLO proposait une nouvelle offre, moins avantageuse pour tous les usagers de la rive gauche. Les lignes de bateau PORT LOUIS - LORIENT, STE CATHERINE-PORT DE  PECHE, de façon continue, ont été supprimées mais, en jumelant bus et bateau pour tous, avec un seul départ pour LORIENT de  PEN MANE, LOCMIQUELIC  est devenue la plaque tournante des transports.
Aux heures de pointe, les bus affichent  complet  avec les écoliers. Dans la journée,  ils circulent plutôt  à vide.
La flotte  de l'ex S.C.V  diminue de façon spectaculaire, pour des raisons de financement certes (ce n'est  plus le DEPARTEMENT qui finance), mais aussi par la suppression des lignes PORT-LOUIS  -  LORIENT et STE CATHERINE - PORT DE PECHE.  
à suivre...

dimanche 28 juillet 2019


DE LA SOCIETE COOPERATIVE DES VEDETTES (SCV) AU "BATOBUS"...

Désormais, Locmiquélic est relié à LORIENT par un service  régulier de vedettes dont le trafic ne cesse de croître. Ce fut une véritable révolution. Les "vedettes jaunes" - on les appelait ainsi en raison de la couleur qui leur avait été donnée -, gagnèrent tout de suite la sympathie des usagers. Sur les lignes LORIENT - PEN MANE et STE CATHERINE- KEROMAN, elles évincèrent  rapidement  les bateaux de la société concurrente, les  Vedettes d'Arvor.
La confiance des coopérateurs de Locmiquélic les amenait à souscrire aux obligations émises par le conseil d'administration et la coopérative put ainsi se constituer une solide trésorerie.
L'expansion de la S.C.V ne cessa de croître jusqu'en 1970.
Par la suite, compte tenu de la régression des passagers sur la rade de Lorient, la Société doit étendre son action et chercher de nouveaux débouchés. Elle traverse des difficultés et, le 1er janvier 1977, le DEPARTEMENT rachète les vedettes ; la S.C.V  conserve la gérance de l'exploitation.
Dans les années 1980, un plan de restructuration a permis de remettre les finances à  flot pour quelques années. En 1990, on se retrouve avec un déficit de 600.000 francs.
Un audit est commandé auprès de la Cie Morbihannaise de Navigation afin d'étudier les possibilités touristiques.
En 1991, la gestion des lignes intérieures est confiée à cette compagnie. Il est urgent d'agir pour améliorer les services et mettre en place des vedettes pour le tourisme.

à suivre…


jeudi 11 juillet 2019


DE LA SOCIETE COOPERATIVE DES VEDETTES (SCV) AU "BATOBUS "...

EMBARCADERE DE LORIENT

Après la guerre, le constat est lourd  : toutes les vedettes sont coulées ou détruites.

Dans un premier temps, pour assurer le trafic transrade, la Direction de la SCV  fait l'acquisition d'une vedette à St Malo. Ensuite, avec le concours de la DCAN (Arsenal), du Port de Lorient, les vedettes coulées sont renflouées et réparées.

Pendant l'occupation, la Direction de SCV avait pris le soin de faire construire une vedette à St Malo et, en 1946, la vedette  "CHRISTIAN-MARIE"  assurait les premières liaisons sur Lorient. Puis,  en 1947  le "ROGER COLETTE"  vient en renfort.

La reconstruction de la ville de Lorient et le développement du Port de Pêche ont favorisé le trafic sur la rade qui reprenait de l'importance et les abonnés étaient nombreux.

La construction de vedettes, d'une capacité d'au moins 150 personnes, s'est vite imposée et les vedettes  la "RESISTANCE", la "FLORISSANTE", "L'ERNEST  ROSPABE" et le "MARC BOEDEC"  ont remplacé les vedettes d'avant- guerre qui avaient été renflouées.
Le financement de ces vedettes a été assuré par    des emprunts et par les dommages de guerre.

Dans le même temps un atelier de réparations  était construit  au Port de Ste Catherine, bâtiment qui, aujourd'hui, abrite le Club de plongée. Cet atelier, qui employait trois ouvriers mécaniciens, possédait l'outillage indispensable permettant de faire tous les travaux de dépannage et de montage, hormis les travaux de précision.

Avec la vedette "ALBERT-EUGENE"  construite en 1966 , la Société compte une flotte de huit vedettes pour assurer aisément le trafic de la rade. Les actionnaires sont satisfaits.

Il faut  souligner que la S.C.V. était la seule coopérative de transports sur mer existant sur le littoral français.

A suivre…